26 novembre 2009

Ma plus belle requête google de la journée

"UN BILLET DE 500 EUROS BIEN PLIE ET REPASSE  TOP CHRETIEN"

Etonnant, non ? PMA arrive troisième...

J'ai loupé la fin du monde, j'étais au bistro


Un quidam traversant Bicêtre, hier, aurait pu se demander si la fin du monde n’avait pas pris trois ans d’avance (je vous rappelle que la fin du monde aura lieu en 2012 mais je n’ai pas noté la date  exacte ; j’espère que ça sera avant les Présidentielles). Pas un chat dans la rue. Quand je suis sorti de l’Amandine, vers 20h30, après avoir séché un peu sur les mots croisés du France Soir, je n’ai vu aucun gros noir à barbe blanche vomissant dans la rue, aucun Lyonnais en perdition ne recherchait un tire-bouchon pour dépuceler une nouvelle Côtes-du-rhône.

Le néant.

Au carrefour entre l’avenue Eugène Thomas et la rue Danton, les feux ne fonctionnaient pas. Un clignotement orange indiquait aux piétons que c’était leur problème s’ils se faisaient écraser par un vendeur de pizza désabusé.

J’ai choisi de descendre l’avenue Eugène Thomas jusqu’à l’Avenue de Fontainebleau au risque de marcher une dizaine de mètres de plus que d’habitude. L’Aéro fermait. Je traverse l’avenue. La terrasse de la Comète était vide. Les tables avaient été ramassées. Nicolas le loufiat était sur le pas de la porte, tenant son balai à la main et contemplant son travail comme mémère regardant le gros caca de son cador, contente pour lui et pour elle d’avoir acheté les bonnes croquettes.

J’entre. Je paie la tournée que j’avais commandée, avec Tonnégrande, avant de foncer à l’Amandine.

Les rues étaient vides. Pas mon verre. Je n’en avais pas.



25 novembre 2009

Bistro ou bistrot ?

Voila enfin un sujet d'intérêt général dans les blogs. Comment écrire bistro ? Bistro ou bistrot ? Pour ce qui me concerne, je ne mets jamais de "t" à la fin, considérant qu'il s'agit d'un mot russe, le terme "vite", dérivé. C'est une rumeur sérieuse qui navigue sur le web. L'autre rumeur est qu'il s'agit, comme "troquet", d'une déclinaison de "bistroquet", comme "bistrotier". Comment savoir ?

Le retour de Sid Vicious

Les plus jeunes ne le connaissent peut-être pas, c'est dommage. Toujours est-il que c'est bien la première fois depuis longtemps que j'entends parler de lui dans la presse. Et en plus, avec Pavarotti.

"Le label français indépendant Because a racheté, en association avec un groupe d'investisseurs, Jeune Musique SA, la société d'édition créée en 1967 par Claude François, qui comprend notamment la coédition du tube mondial "My Way", a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué."

"Rendue célèbre dans les années 60 par Frank Sinatra, puis interprétée entre autres par Elvis Presley, Sid Vicious ou Luciano Pavarotti, elle est une des chansons les plus reprises au monde."



24 novembre 2009

Au bistro !

Dans un élan de bonté, Polluxe et moi avons décidé de lancer conjointement une chaîne des trois bistros de quartier préférés.

Il faut donc taguer trois personnes. Je choisis Marie, Lediazec et Yann, tous les trois étant des Côtes d’Armor.

Mon premier est évidement La Comète. 13 ans, presque jour pour jour de petits déjeuners et de bières du soir sauf le jour du Beaujolais nouveau, ça marque. Deux changements de patron. Je ne compte plus le personnel qui est passé avec une mention spéciale pour Josiane, à la retraite, et pour Jim, toujours là, depuis 4 ans et demi.

J’en parle assez souvent. J’aimais bien, avant, son vieux comptoir, avec les derniers clients, le soir qui racontaient des bêtises pendant que le patron animait les discussions et faisait ses comptes. J’aime, maintenant, l’ambiance qui y règne (mais j’aime moins la politique commerciale du patron actuel qui ferme le comptoir après 20 heures pour favoriser la "restauration assise").

Mon deuxième est l’Amandine. J’aime bien passer des heures, sur mon tabouret, avec le Vieux Joël à essayer de boucler les mots fléchés qui nous passent sous le coude. Avant, "l'époque des mots croisés", on y a passé des soirées mémorables, le samedi, jusqu’à ce qu’une page se tourne. De la belle époque, ne restent que Joël et moi, sans compter la patronne, le patron et Gérard le serveur.

J’aime les emmerdeurs du comptoir qui veulent absolument vous adresser la parole alors que vous ne voulez pas, j’aime les habitués que je croise presque tous les soirs en deux ou trois groupes qui se mêlent parfois pour refaire le monde.

Mon troisième est l’Aéro. J’aurais pu citer le 1880, à Loudéac, mais j’ai choisi de rester près de chez moi, dans mon quartier. L’Aéro est un tout petit rade qui a la particularité d’être à peu près à l’opposé de la Comète, avec des vieux ivrognes braillards au comptoir qui font qu’une fois qu’on y est on n’a qu’une envie : en partir. Mais quand on y est pas l’ambiance nous manque. A peine partis, on y retourne.

Vive les bistros !



23 novembre 2009

C'est pas de pot

Hier, en début d’après-midi, je quitte la résidence Bretonne pour la capitale. Une quarantaine de kilomètres après le départ, j’entends un fort bruit de pétarade provenant de sous ma voiture. Le bruit d’une Harley Davidson. J’étais très fier. Mais je me dis immédiatement : « Bordel, t’as le pot qui fuit ». C’est pas de pot. Ca va encore couter le pot des fesses.

Quelques minutes plus tard, ce bruit est complété par un bruit de casserole. Je m’arrête, je constate que le pot touchait par terre. Je voulais mettre la main au pot pour le remonter mais le pot était probablement trop chaud.

Je me rappelle qu’une station se service se trouve un peu plus loin (une quinzaine de bornes), sur la 4 voies (la RN12, vers Bédée), et je décide d’y aller de ce pas. Aller vers Bédée pour se faire tripoter le pot, c’était gonflé.

A la station service, je m’adresse à la préposée qui m’informe qu’ils n’ont pas de mécaniciens (un dimanche) et appelle donc le réparateur de la compagnie mais ce dernier se trouvait à Carhaix. « Désolé, Monsieur, je ne peux rien faire pour vous ».

J’appelle l’assistance qui m’interroge pendant 10 minutes puis me dit d’appeler le 17. J’ai appris un truc hier. Quand vous appelez d’une borne orange, sur l’autoroute, pour avoir de l’assistance, vous tombez sur le 17. Autant prendre votre iPhone et composer le 17. Un de ces jours, avec la géolocalisation, vous n’aurez même plus à dire où vous êtes… Mais, je ne suis pas sur mon blog geek.

Je fais part de mon histoire de pot au poulet en face. Je dis « un poulet » car je cherchais un jeu de mot à faire au tour de « poule au pot » mais je ne trouve pas. L’agent au bout du fil était particulière courtois et sympathique. C’est bizarre : j’éprouve toujours une réticence à appeler la police.  La peur du gendarme... C’est une erreur : 100% des appels que j’ai passés au 17, hier, se sont bien passés.

J’attends vingt cinq minutes, la dépanneuse se pointe. On charge la voiture dessus. La première fois de sa vie ! Elle était très fière ! Moi, je suis monté à l’avant du gros camion. J’étais fier aussi. Le camion reprend la 4 voies et sort à la première sortie pour re-rentrer dans l’autre sens. Me voilà pris d’une légère déprime : l’autre sens m’éloignait de Paris. Je m’imaginais que le gugusse allait m’amener à Rennes et que l’assistance allait payer le rapatriement à Paris en train. Pas du tout.

A Bédée, il sort et arrive dans son petit garage. Il me monte. Heu. Il monte la voiture sur le machin et triture le pot et l’attache avec un fil de fer, comme Gaston. Je regarde. Il manquait quelque chose. Et je crie « Arg, Bordel ! Où est ma roue de secours ? » Le type « ah oui, tiens, le machin a été forcé ! ».

Je suis reparti après avoir perdu 90 minutes, une roue de secours, quinze euros de dépannage (l’assistance plafonne les remboursements à 155 euros, de mémoire) et 4 euros de pourboire.

Et j’ai toujours le pot qui fuit.



22 novembre 2009

S'il faut un Camus au Panthéon

Le fils ayant refusé le transfert d'Albert Camus au Panthéon pour le bon motif que ni le Panthéon ni Albert n'avaient rien demandé, Didier Goux propose tout simplement de mettre Renaud Camus au Panthéon.


A mon avis c'est trop tôt.